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La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam
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Serge Z.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:24    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

les citations qui suivent sont extraites de "La Pratique de Dzogchen" de Longchen Rabjam, introduit, traduit et annoté par Tulku Thondup ...
malheureusement il n'existe pas encore de version française (à ma connaissance) ... veuillez excuser le style et les mauvaises tournures ...

la version anglaise est éditée par Harold Talbott chez Snow Lion Publication.


Dans la vacuité, la sphère ultime, la mère-essence,
Réside la clarté, la conscience intrinsèque, le père-nature.
A l'union de la mère et du père primordial, le continuum de la Grande Perfection,
Je rends hommage à l'état de l'Esprit de Bouddha naturellement libéré
________________________________________
La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
Puisque tout est déjà parfait, guéris de la maladie de l'effort
Et demeure naturellement dans l'autoperfection : c'est cela la contemplation.

- Les six vers de vajra -


Dernière édition par Serge Z. le Sam 24 Juil 2010 - 10:26; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:24    Sujet du message: Publicité

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Serge Z.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:26    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

Epigraphes

(Dzogpa Chenpo) est la voie de l'absorption lumineuse, l'essence du sens définitif ultime,
Et le sommet des enseignements des soutras et des tantras:
C'est le sens des instructions sur l'approche directe
A la nature ultime, l'essence de Bouddha comme cela est.
Longchen Rabjam

L'essence des discours sur les Trois Portes de Liberation
Données par le Victorieux dans le Second Tour de Roue du Dharma est la très discriminative conscience du Soi
Qui est présente naturellement dans la nature des êtres en tant qu'essence de Bouddha,
c'est ce qui s'appelle Dzogpa Chenpo.
Le sens complèt des vastes et excellentes voies (du Bouddhisme)
Existe seulement afin de nettoyer l'esprit,
Ainsi les trois préceptes, les six perfections, les phases de développement et d'accomplissement, etc.
Sont les étapes sur la voie vers Dzogpa Chenpo.
Jigmed Lingpa

Les apparences sont libres d'(entité) objective, la conscience intrinsèque est la libération du (temps) primordial,
La Vue et la méditation sont sans-action et les six consciences sont sans-moi;
Il n'est pas nécessaire d'appréhender, en se rappellant ou à l'aide d'antidotes
Le sans-action Dzogpa Chenpo est la cessation des phénomènes.
Jigmed Lingpa
________________________________________
La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
Puisque tout est déjà parfait, guéris de la maladie de l'effort
Et demeure naturellement dans l'autoperfection : c'est cela la contemplation.

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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:28    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

Introduction

Dzogchen fait partie des enseignements Nyingma (rNying-Ma). Nyingma est la plus ancienne des écoles tibétaines.
Elle possède un enseignement unique appelé "Anciens Tantras" (sNgags rNying-Ma). les autres écoles ont en commun les "Nouveaux Tantras" (sNgags gSar-Ma).

Selon la tradition Nyingma, la totalité des enseignements bouddhistes sutriques et tantriques sont classés en "Neuf Yanas" (Theg-Pa dGu):

Les Trois Yanas Sutriques :
a) Sravakayana, Hinayana
b) Pratyekabuddhayana, Hinayana
c) Bodhisattvayana, Mahayana
Les Trois Yanas Tantriques externes :
a) Kriyayoga
b) Caryayoga
c) Yogatantra
Les Trois Yanas Tantriques internes :
a) Mahayoga
b) Anuyoga
c) Atiyoga


Les enseignements uniques de Nyingma concerne les Trois Tantras internes, et particulièrement Atiyoga.
________________________________________
La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
Puisque tout est déjà parfait, guéris de la maladie de l'effort
Et demeure naturellement dans l'autoperfection : c'est cela la contemplation.

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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:31    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

Tantras (rGyud)

Tantra signifie continuum,
Samsara est le tantra,
Et nirvana est le tantra prochain. (rGyud Phyi-Ma)
Sogpo Tentar

Ce qu'i faut réaliser c'est le tantra de la base ou des causes. Celui par lequel on réalise et pratique (sur la voie) est le tantra des moyens habiles ou la voie. L'objectif que l'on perfectionne est le tantra du résultat ... De cette façon les bases, voie et résultat sont liées dans un même continuum. Ainsi on l'appelle tantra [continuum]. Dans Gyud Chima (rGyu-Phyi-Ma) il est dit :
"Tantra signifie continuum de
La cause (bases), les moyens habiles (voie) et résultat."
Jigmed Tenpa'i Nyima

Tantra a trois aspects :
L'essence de Bouddha est le tantra des bases
L'union de la vue et de la méditation est le tantra de la voie
Les corps et sagesses primordiales sont le tantra du résultat
________________________________________
La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:33    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

Classes d'enseignements des Tantras

Les Tantras sont exposés par écritures (Lung), instructions (Man-Ngag) et raisonnement (Rigs-Pa)

les écritures

a) les quatre "tantras explicatifs" (bShad-rGyud)

- les deux premiers concernent les chemins graduels et instantanés de la "voie de la libération" (Grol-Lam)
------ Yeshey Nyingpo (Ye-Shes sNying-Po)
------ Dorje Melong (rDo-rJe Me-Long)

- les deux autres concernent les chemins graduels et instantanés de la "voie des moyens habiles" (Thabs-Lam)
------ Gyatsho (rGya-mTsho)
------ Thalwa (Thal-Ba)

b) les "derniers tantras"

les instructions

- commentaires et écrits complémentaires (Thor-Bu)
------ Parkhab (sPar-Khab)
------ Pindartha
------ Lamrim (Lam-Rim)
------ Thugthig (Thugs-Thig)
------ Tathreng (lTa-'Phreng)

------ autres ...
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:36    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

Les Trois Tantras Externes

KRIYA YOGA (Bya-rGyud)

Dans les Tantras de Kriyayoga on réalise que tous les phénomènes des aggrégats (Phung-Po), éléménts (Khams) et sources (sKye-mCh'ed) qui étaient apparus au niveau relatif sont sujet à être purifiés.
Longchen Rabjam

La Vue (lTa-Ba)
Dans la vérité absolue, toutes les existances phénoménales sont égales dans la nature indivisible des deux vérités, apparences et vacuité.
Dans la vérité relative, il est vu les déités tutélaires comme des seigneurs, libérés de toutes les fautes, parfaits dans toutes les vertues, manifestation de la clareté de la sphère ultime en tant que forme de la sagesse primordiale, et qui ont acquis les buts temporaires et finaux. La causalité interdépendante n'est pas remise en question.

La Méditation (bsGom-Pa)
Contemplation sur les six divines énergies (déités) de Kriya(yoga) (Kri-Ya Lha-Drug).
--- vacuité
--- lettres
--- sons
--- forme
--- les mouvements
--- les signes
dans le Kriyayoga habituel on ne se visualise pas comme étant la déité
dans le Kriyayoga supérieur on réalise ces visualisations

La Pratique (sPyod-Pa)
la pratique du tantra ne sera accomplie que si le rituel (Ch'o-Ga) est entièrement respecté.

Le Résultat ('Bras-Bu)
atteinte de la Terre Vajradhara des trois familles de Bouddha [Thatagata, Vajra, Padma] avec les trois Buddha-kaya et les cinq sagesses primordiales, dans les seize prochaines vies.
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La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:39    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

CARYA YOGA ou UPAYOGA (sPyod-rGyud)

Carayoga insiste de façon égale sur le nettoyage extérieur [physique] tel que le bain, et la contemplation intérieure [mentale]. Il s'appuye sur le fait de recevoir des accomplissements en voyant les déités comme des amis, et en les choisissant.
Mipham

La Vue
Dans la vérité absolue tous les phénomènes sont égaux.
Dans la vérité relative on s'appuye sur les déités pour les accomplissements temporaires et finaux.

La méditation
On visualise les déités devant soi à l'aide de récitations concentrées sur les mantras, cela s'appelle la méditation avec signes. A la fin de la méditation on contemple l'état sans conceptualisation, cela s'appelle la méditation sans signe.

La pratique
elle est liée à une vie pure et propre

Le résultat
atteinte de l'état de Vajradhara des quatre familles de Bouddha [[i]Tathagata, Vajra, Ratna (with Karma), Padma[/i]] et la possibilté de trois Buddha-kaya et cinq sagesses primordiales d'ici sept vies.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:40    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

YOGATANTRA (rNal-'Byor rGyud)

En insistant sur le fait que la réalisation de l'équanimité est supérieur à celle des deux yanas précedent, on gagne la certitude dans la réalisation de l'équanimité de soi et des déités dans leur véritable nature. Le bienfait de cela (réalisation), dans la vérité relative, lorsqu'on médite sur le soi inséparable des déités, comme l'eau à l'intérieur de l'eau, on accompli le soi en la déité. Comme tous les phénomènes sont les simples percéptions de l'esprit, si l'on utilise l'énergie de la contemplation, on deviendra la déité visualisée elle même. Yogatantra a la vue de l'extraordinaire certitude qu'en pratiquant les quadruples signes (Phyag-rGya), qui sont la nature du divin corps, parole, esprit, et actions des déités, on se transforme soi même en déité.
Mipham

La méditation
après refuge et bodhichitta on se visualise comme étant le mandala des déités avec cinq actualisations (mNgon-Byang), puis on invite et se fond avec les déités de la sagesse primordiale ou véritables déités, dans la forme visualisée, puis on les scelle (rGya-bTab) en méditant sur le corps, la parole, l'esprit, et l'action des déités, les quatre signes (Phyag-rGya).
Les quatre signes sont :
--- le grand signe (mahamoudra), les gestes du corps.
--- le signe de l'enseignement (Dharma), la forme de la parole.
--- le signe des liens ésotériques (samaya), la forme de l'esprit.
--- le signe de l'action (Karma), en perfectant les actions à l'aide de tels moyens comme des émanations de lumières.

La pratique
Le nettoyage est aussi présent ..., mais la discipline physique est plus détendue que les deux précédents yanas, et il introduit le yoga intérieur.

Le résultat
les cinq agrégats, les cinq sens, les cinq souillures seront purifiées et le Bouddha des cinq familles, la nature des cinq sagesses primordiales, seront achevées dans trois vies.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:42    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

Les Trois Tantras Internes

MAHAYOGA (Bya-rGyud)

Elle confirme l'indivisibilité des "deux vérités supérieures", qui sont la présence de Dharmakaya, à travers les formes des écritures et des raisonnements sur le savoir à quadruble compréhension, etc., en tant que clarté et libéré de l'atteinte d'objectifs, transcendant les conceptualisations mentales. En accord avec cette vue, les apparences (sNang-Ba) des phénomènes, l'existence d'une vérité relative, présent primordiallement en tant que nature des trois cycles, le corps vajra, la parole vajra et l'esprit vajra (du Bouddha), bien qu'ils soient la vacuité, sont la "vérité supérieure relative" (Lhag-Pa'i Kun-rDzob). L'indivisibilité de la vacuité (sTong-Pa-Nyid), la nature de non-existant, des corps de Bouddha et des sagesses primordiales est le "vérité absolue supérieure" (Lhag-Pa'i Don-Dam bDen-Pa).

La méditation, la Voie
on médite sur l'existance de tous les phénomènes comme étant les mandalas des déités. On s'entraine à deux yogas :
--- le yoga des caractéristiques (mTshan-bChas)
------ état de développement (bsKyed-Rim)
------ état de perféction (rDzogs-Rim)
--- le yoga sans caractéristique (mTshan-Med)
------ contemplation de l'ainsité, la nature ultime.

La pratique, les Actions
Avec la confiance dans les moyens habiles existants on se réjouit de toutes choses sans attachement à aucun phénomène
Lochen Dharmasri

Le résultat, les Atteintes
Ayant purifié toutes les impuretés de l'illusion à l'aide de l'énergie de la profonde voie, on atteint l'état des détenteurs du quadruple savoir et on finalise les cinq Buddha-kaya dans cette vie ou dans l'état intermédiaire.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:45    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

ANUYOGA (rJes-Su rNal-'Byor)

Le contenant [le monde] est la sphère ultime de la mère(-Buddha).
Le contenu [les êtres] sont l'espace (mKha') du père victorieux [Bouddha].
les rétractions et les entrées sont l'enjouement par la conscience intrinsèque.
Ceci est le Vajra-samaya.

La Vue
Dans son indivisibilité de la sphère ultime et de la sagesse primordiale (dByings-Ye dByer-Med).

Anuyoga affirme que toutes les apparences de l'existence phénomènale sont Samanthabhadra (le père), l'accomplissement spontané du mandala des déités. La nature vide de l'existence phénomènale, libre de toutes les extrèmes, est Samanthabhadri (la mère), le mandala de l'ainsité primordiale. L'essence des deux (apparences et nature) est indivisiblement présent en tant que nature de l'équité, et ceci est le grand fils plein de jouissance, le mandala de l'esprit illuminé.
Mipham

La méditation
On médite que toutes les déités sont finalisées à l'intérieur de son propre corps vajra. Ainsi les trois mandalas du père, de la mère, et du fils n'ont jamais été séparés de son propre esprit, et tous les existants phénomènaux sont puisés dans l'esprit, qui a été obscurcie par les pensées de l'appréhendé et de l'appréhendeur, causé par les habitudes générées au travers des trois pérceptions.
dans l'Anuyoga il ya deux voies majeures d'enseignement
--- la voie des moyens habiles (Thabs-Lam)
--- la voie de la libération (Grol-Lam)

La pratique, les Actions
Principalement, on se réjouit de toutes choses de façon la plus égale.

Le résultat, les Réalisations
On réalise le Grand Corps de Jouissance avec les quatre Bouddha-kaya et les cinq Sagesses Primordiales.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:50    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

ATIYOGA (Shin-Tu rNal-'Byor)

L'Essence (Ngo-Bo)
Atiyoga est les moyens pour libérer le sens de la Bouddhéité primordiale dans son propre état, et c'est la nature d'être libéré des abandons et des acceptations ainsi que des peurs.
Dharmasri

La Définition
Dzogpa Chenpo (Mahasandhi) : dans la nature de la primordiale sagesse qui apparaît d'elle même, qui est libérée de tomber dans les extrèmes de la partialité et des dimensions, l'entier contenu des yanas est perfectionné et est présent.
Atyoga : Ati signifie très, excellent, meilleur, suprème, sommet, pointe et essence la plus intérieure. Yoga est l'entrainement. Ainsi c'est le véritable entrainement, l'entrainement absolu de tous les entrainements.
Gyurmed Tshewang Chogtrub

La Vue, la Base
Atiyoga affirme que tous les existants phénoménaux sont présent depuis les temps primordiaux dans la nature équanime de l'Essence Unique (Thig-Le Nyag-gChig), la sagesse intrinsèque qui apparaît d'elle même.
La nature des apparances n'existe nulle part et sont fausses. L'Esprit réside primordiallement dans la nature de trois Bouddha-kaya : la vacuité est le Corps Ultime (Dharmakaya), la nature-clarté est le Corps de jouissance (Sambhogakaya), et la compassion qui transcende tout est le Corps Manifesté (Nirmanakaya).
Mipham

Les divisions (sDe gSum)

Semde pour ceux dont l'esprit pré-pondère ...
Semde affirme que puisque les existants phénoménaux ne sont rien d'autre que son propre esprit, tous est un aspect de l'esprit.

Les Bouddhas et les êtres et les existants phénoménaux du monde et des êtres
Sont apparus de la nature de l'esprit [l'esprit illuminé], le créateur universel.
Quiconque les conceptualise autrement,
N'a pas l'opportunité de me rencontrer, le créateur universel
Kunched Gyalpo Tantra

Longde pour ceux à tendance vers l'espace ...
Longde proclame qu'il n'y a nulle part autre où aller que dans l'espace de Samanthabhadri, la nature ultime (Ch'os-Nyid).

Longde affirme que quoi qu'il arrive, comme les étoiles et les planètes dans le ciel, c'est une image des attributs "apparition par soi même" de la conscience intrinsèque dans le vaste espace de la nature ultime, Samanthabhadri. Longde n'affirme pas que les phénomènes sont l'apparition de la puissance et le jeu de l'esprit comme le fait Semde.
Sogpo Tentar

Mengagde pour ceux qui sont libres d'efforts graduels ...
Mengagde affirme le point crucial de la nature de ce que c'est.

Dans la conscience intrinsèque sans fin
Il n'y a pas de retour à la désillusion, parce qu'il n'y a pas de cause de désillusion. C'est extraordinaire comme c'est la "libération du temps et de l'espace primordiaux".
Les conditions objectives sont réalisées parce qu'elle sont "auto-libération".
Les apparences sont pures parce qu'elles sont " libération à l'attention dénudée".
Les quatre alternatives ont céssé parce que c'est la "libération des quatre extrêmes".
C'est la vacuité de beaucoup parce que c'est la "libération unique".
Mutig Threngwa Tantra
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:53    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

LA VUE DE MENGAGDE

Comme son essence est le vide, il est libre des extrèmes de l'éternalisme.
Comme sa nature est la clarté, il est libre de l'aspect du nihilisme.
Comme sa compassion est sans cesse, il est la base des manifestations diverses.
Ceci est divisé en trois, mais en réalité ils sont indivisibles.
Puis je réaliser l'état de la base de Dzogpa Chenpo.
Prière de Dzogpa Chenpo - Jigmed Ligpa

La Base (gZhi)
Dans la vue de Dzogpa Chenpo, la "base" est primordiallement pure. Comme l'essence (Ngo-Bo) de la base est le vide et le non existant, il n'y a pas de projection de lumières ou de formes en tant que clarté externe (Phyi-gSal). Mais comme sa nature (Rang-bZhin) est l'accomplissement spontané, c'est la présence de l'enveloppe initiale (gDangs), la plus subtile apparence de la lumière, des formes, des rayons, et de Thigle en tant que clarté intérieure (Nang-gSal), la sagesse primordiale dans la nature ultime. Comme son existence est la vacuité, c'est non existant. Comme sa nature est la clarté, ça apparaît de lui-même sans cessation. Comme sa compassion (énergie) est la sphère non-obstruée, ça cause les "apparences de la base".

Les apparences de la base (gZhi-sNang)
(1) En tant que base, la pureté originale, l'espace (ou sphere, Go) pour l'apparition des apparences de la base, comme la compassion (Thugs-rJe) n'a de cesse, là naît la compassion pour les êtres vivants.
(2) En tant qu'espace pour l'apparition, comme la lumière n'a de cesse, là naît les lumières propre de la sagesse primordiale comme les couleurs de l'arc en ciel.
(3) En tant qu'espace pour l'apparition, comme la sagesse primordiale n'a de cesse, cela reste dans l'état de non-pensée.
(4) En tant qu'espace pour l'apparition, comme les Bouddha-kaya n'ont de cesse, les Bouddha-kaya de l'absorption lumineuse sous la forme de Bouddhas pacifiés ou courrouçés remplissent l'espace.
(5) En tant qu'espace pour l'apparition, comme la non-dualité (gNyis-Med) n'a de cesse, il n'y a pas d'analyse des choses en tant que pluriel ou singulier.
(6) En tant qu'espace pour l'apparition, comme le libéré des extrèmes (mTha'-Grol) n'a de cesse, les accomplissements spontanés sont clairs comme sa propre essence.
(7) En tant qu'espace pour l'apparition, comme la porte de la pure sagesse primordiale n'a de cesse, les apparences de l'essence originellement pure, les apparences d'un ciel sans nuage, apparaissent par dessus.
(8) En tant qu'espace pour l'apparition, comme la porte de l'impur samsara (Ma-Dag 'Khor-Ba) n'a de cesse, les apparences des six classes d'êtres apparaissent au dessous.
Huit modes d'apparition de l'accomplissement spontané (Lhun-Grub Kyi 'Ch'ar-Tshul brGyad) - Longchen Rabjam
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:55    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

SAMSARA

Au moment de l'apparition des apparences, en ne réalisant pas la véritable nature de l'essence intrinsèque de la connaissance et de l'apparence spontanée des phénomènes, on devient dupé par les moyens des trois non-illuminations (Ma-Rig-Pa gSum) et des quatre conditions (rKyen-bZhi), et on erre sans fin dans le cycle du samsara à travers la "chaîne des douze liens de causation interdépendante" (rTen-'Brel Yan-Lag bChu-gNyis) jusqu'à ce qu'on atteigne l'illumination grace à l'énergie et de la réalisation de l'illumination.

Les Trois non-illuminations

1) non-illumination de l'unique cause propre
L'aspect de la connaissance, ne reconnaissant pas l'essence propre de la primordialement pure intrinsèque conscience, elle même telle qu'elle est, est la non-illumination de l'unique cause propre (rGyu bDag-Nyid gChig-Pa'i Ma-Rig-Pa).
2) La non-illumination innée
Lorsqu'on observe les apparences accomplies spontanément qui apparaissent extérieurement, ne les réalisant pas comme des apparences du moi et comme étant libre d'existence inhérente est la non-illumination innée.
3) non-illumination de l'imagination
Les êtres, en ne réalisant pas l'énergie (rTsal), l'analyseur, comme ayant une non-inhérente existance, propre essence, et propre énergie, deviennent dupés dans l'appréhendeur et l'appréhendé (concepts dualistes). Alors, à travers les imaginations (Kun-bTags) sur les deux moi, on pense "je suis né de cela" ou "cela est né de moi". C'est la non-illumination de l'imagination.

A cause de ces trois non-illuminations, la primitivité de l'esprit augmente et appréhende l'enveloppe du moi des cinq sagesses primordiales en tant qu'objet et elles résultent dans les cinq éléments (terre, eau, feu, air et espace).
En résultat de l'appréhension des cinq lumières en tant qu'objets, apparaîssent les apparences primitives du contenant [le monde] du samsara des trois dimensions des cinq éléments.

Les quatre conditions

(1) la non-illumination innée, qui est l'aspect de la non réalisation de l'essence du moi, est la "condition causale" (rGyu'i rKyen).
(2) L'apparition extérieure des apparences en tant que cinq lumières est la "condition objective" (dMigs-rKyen).
(3) L'apparition de l'énergie de la compassion en tant qu'analyseur est la "condition subjective" (bDag-Po'i rKyen).
(4) "La condition immédiatement précédente" (De-Ma Thag-rKyen) est la condition qui, une fois que les trois conditions précédentes se sont accumulées ('Dus), devient l'analyseur; et ainsi on devient dupé dans l'appréhendé et l'appréhendeur (dualités).

Pema Ledrel Tsal
________________________________________
La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
Puisque tout est déjà parfait, guéris de la maladie de l'effort
Et demeure naturellement dans l'autoperfection : c'est cela la contemplation.

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Serge Z.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 11:58    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

LA VUE DE LA CATEGORIE LA PLUS INTERIEUREMENT SECRETE

La base
La base primordiale (Thog-Ma'i gZhi) : son essence (Ngo-Bo) est primordialement pure comme un cristal immaculé.
Sa nature (Rang-bZhin) est l'accomplissement spontané, et dans la blancheur de la nature de cristal, la subtile lumière du moi est présente en tant que clarté profonde (ou intérieure) (gTing-gSal Du), elle n'apparaît pas à l'extérieur (Phyi-gSal) parce qu'il n'y a pas de condition.
Longchen Rabjam

Si vous voyez du point de vue de l'essence de la base, qui est la primordialement pure, rien n'existe, et les lumières, formes, et couleurs de la clarté extérieure (Phyi-gSal) ne sont pas distincts. Mais si vous vous mettez du point de vue de la nature de la base, qui est la sphère ultime spontanément accomplie, il y a l'enveloppe primordiale, qui sont les ultimes subtiles apparences des cinq lumières, formes, rayons, et Thigles dans la sphère ultime. Ainsi, la nature réside en tant que ultime sagesse intrinsèque subtile, la clarté intérieure (Nang-gSal)
Longchen Rabjam

L'apparition des apparences à partir de la base
Dans la sphère primordiale ultime, le "corps vase de jeunesse" est présent dans son essence en tant que Bouddha-kaya, dans sa nature en tant que parole, et en tant que compassion dans l'esprit. Par l'apparition extérieure de l'enveloppe des cinq énergies, l'énergie vitale et ses quatre branches, qui résident en tant que coeur (sNying-Po) dans la conscience intrinsèque, rompt la coquille du "corps vase de jeunesse". Ensuite, de l'enveloppe de l'accomplissement spontané apparaissent les apparences des cinq lumières. Dans le même temps, l'enveloppe de la compassion, la conscience intrinsèque, apparaît en tant que connaissance qui analyse les modes des apparences.
Longchen Rabjam

La Voie de la liberation de la Béatitude Universelle
Quand l'enveloppe intérieure apparaît extérieurement de la sphère primordiale ultime et que la compassion [énergie] apparaît simplement en tant qu'aspect de ne pas (encore) réaliser l'essence propre de la conscience intrinsèque elle même (comme c'est), à ce point, en observant extérieurement les "apparences de la base" on les réalise intérieurement en tant qu'apparences du moi. A cet instant précis de la réalisation, les non-illuminations seront purifiées et le mode des "huit accomplissements spontanés" de la base se dissoudront dans l'état de pureté primordiale et y resteront.
Longchen Rabjam

Duperie des êtres due à la non-illumination
Dans la "base primordiale" il n'y a pas de duperie. Mais lorsque les "apparences de la base" apparaissent, alors apparaît la connaissance (Shes-Pa) qui ne réalise pas l'essence du moi, et qui est une connaissance neutre enracinée dans la non-illumination, elle prend les "apparences de la base" comme étant des entités séparées, et ainsi on devient dupé en tant qu'être.
Longchen Rabjam
________________________________________
La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
Puisque tout est déjà parfait, guéris de la maladie de l'effort
Et demeure naturellement dans l'autoperfection : c'est cela la contemplation.

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Dernière édition par Serge Z. le Mer 7 Jan 2015 - 12:53; édité 1 fois
Serge Z.
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû 2009 - 12:01    Sujet du message: La Pratique de Dzogchen de Longchen Rabjam Répondre en citant

LES DIVISIONS DE MENGAGDE

Dans Mengagde il y a quatre catégories : la Catégorie Externe, qui est comme le corps, la Catégorie Interne, qui est comme les yeux, la Catégorie Secrète, qui est comme le coeur, et la Catégorie Secrète la Plus Interne, qui est comme le corps complet.
Jigmed Lingpa

la Catégorie Externe (Phyi-sKor)
Dans son essence (Ngo-Bo), comme il n'y a pas d'émotion à abandonner, les cinq poisons sont présents en tant que Voie (pour l'entrainement).
Dans sa nature (Rang-bZhin), comme il n'y a pas d'effort, quoiqu'il apparaisse arrive en tant qu'attribut de la nature ultime.
Dans son caractère (mTshan-Nyid), comme il n'y a pas de partialité, la vacuité n'a d'inclinaison pour aucun aspect.

la Catégorie Interne (Nang-sKor)
Dans son essence, comme ça n'existe pas en tant que forme réelle, c'est la nature ultime libre de toutes caractéristiques.
Dans sa nature, comme c'est libre de venir et d'aller, c'est la sagesse primordiale du continuum éternel.
Dans son caractère, comme ça pénètre à la fois le samsara et le nirvana, c'est comme la racine d'un arbre, comme c'est la réalisation directe, c'est comme le tronc, comme c'est le développement de l'énergie des apparences sous différentes formes, c'est comme les branches, comme c'est la clarté sans cesse, c'est comme les fleurs, et comme c'est le murissement c'est comme le fruit.

la Catégorie Secrète (gSang-sKor)
Dans son essence, comme l'introduction à la conscience intrinsèque et les réalisations de cela sont simultanées, ça ne s’appuie pas sur l'étude (des trois fenêtres), la pensée et la méditation.
Dans sa nature, comme l'illumination et la cessation de respirer [la mort] sont simultanées, ça ne s’appuie pas sur la diligence et la force des expériences (Goms-sTobs).
Dans son caractère, comme le développement de la compassion [énergie] et l'illumination sont simultanées, ça ne s’appuie pas sur la complétude des deux accumulations.

la Catégorie Secrète la Plus Intérieure (gSang-Ba Bla-Med)
Dans son essence, comme ça ne dépend pas des mots, ça ne s’appuie pas sur la sagesse de l'analyse.
Dans sa nature, comme c'est la réalisation secrète, ça ne reste pas dans les vues de l'analyse mentale.
Dans son caractère, comme c'est la perfection des quatre visions, ça n'a pas de désire d'atteindre les trois Bouddha-kaya et les cinq sagesses primordiales. Parce que, dans cette pratique, on rend effectif le résultat primordial et spontanément accompli dans cette même vie.

Longchen Rabjam


MEDITATION DE MENGAGDE

Dans ce yana la réalisation de l'essence de l'esprit elle même, qui est présente depuis des temps immémoriaux en tant que grande libération, est appelée la conscience intrinsèque (Rig-Pa). En maintenant la continuité de cette réalisation de la conscience intrinsèque, on atteint, de force, l'illumination.
Jigmed Lingpa
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Dernière édition par Serge Z. le Mar 1 Sep 2015 - 16:36; édité 1 fois
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