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Le Refuge intérieur

 
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Jean
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MessagePosté le: Jeu 31 Mar 2011 - 03:46    Sujet du message: Le Refuge intérieur Répondre en citant

Vidéo (1ere partie) d'un enseignement d'introduction à ce que Tenzin Wangyal appelle "Refuge intérieur" : Calme, Silence, ouverture du coeur et de l'esprit.

http://www.youtube.com/watch?v=eXmonFwef2E&feature=channel_video_title
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MessagePosté le: Jeu 31 Mar 2011 - 03:46    Sujet du message: Publicité

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Jean
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MessagePosté le: Dim 3 Avr 2011 - 19:28    Sujet du message: Le Refuge intérieur Répondre en citant

Dans cette vidéo, Tenzin Wangyal dit que la peur est la racine de la souffrance.

Les textes classiques Bouddhistes disent que c'est l'ignorance.

Ce n'est pas contradictoire car la peur étant une émotion, elle est la manifestation émotionnelle de l'ignorance. On se trouve un peu dans le cas de la poule et de son œuf, ou on peut voir la peur comme étant l'autre coté de la pièce ignorance. Mais c'est toujours interressant de savoir que les deux sont très liées.

On peut, peut-être, contourner l'ignorance en appliquant la pleine conscience sur la sensation, crispation de peur une fois qu'on l'a identifiée?
Karma lhamo
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MessagePosté le: Dim 3 Avr 2011 - 20:36    Sujet du message: Le Refuge intérieur Répondre en citant

Jean a écrit:
Dans cette vidéo, Tenzin Wangyal dit que la peur est la racine de la souffrance.

Les textes classiques Bouddhistes disent que c'est l'ignorance.

Ce n'est pas contradictoire car la peur étant une émotion, elle est la manifestation émotionnelle de l'ignorance. On se trouve un peu dans le cas de la poule et de son œuf, ou on peut voir la peur comme étant l'autre coté de la pièce ignorance. Mais c'est toujours interressant de savoir que les deux sont très liées.

On peut, peut-être, contourner l'ignorance en appliquant la pleine conscience sur la sensation, crispation de peur une fois qu'on l'a identifiée?


On peut, mais le but est d'éradiquer la peur. Pour cela même lorsque l'on a conscience de la sensation , les facteurs mentaux sont présents. Nous ne sommes plus dans l'ignorance. C'est pourquoi Maitreya explique les instants qui se succèdent de tous les niveaux de confusion.
Atteindre à la pleine conscience, n'est pas seulement être conscient que j'ai peur. La pleine conscience est celle de : cette peur est vide d'existence par elle -même. Cette peur affecte quel moi? D'où vient elle et ou part elle?
Bonne soirée

Deulma
________________________________________
Contempler le néant et le vide sans renoncer à la compassion.
Soûtra de la Liberté inconcevable
Dorjé Samten
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MessagePosté le: Dim 10 Avr 2011 - 19:36    Sujet du message: Le Refuge intérieur Répondre en citant

Ignorance et peur, c'est lié, Jean :

Le récit des craintes et des raisons d'avoir peur – bhayabherava sutta


Ainsi ai-je entendu.

En ce temps-là le Bienheureux séjournait, près de Sāvatthi, dans le parc Anāthapiṇḍika du bois Jéta.

Et voici que le brahmane Jānussoni vint trouver le Bienheureux. En arrivant, il échangea des paroles courtoises avec le Bienheureux et conclut leur dialogue aimable et mémorable en s'asseyant convenablement. Une fois bien assis, le brahmane Jānussoni dit au Bienheureux :

— Des fils de bonne famille, honorable Gotama, ont quitté leur foyer par confiance en l'honorable Gotama et vivent sans foyer. L'honorable Gotama les guide, l'honorable Gotama s'occupe d'eux, l'honorable Gotama les entraîne et cette foule adhère aux vues de l'honorable Gotama.

— C'est bien cela, brahmane, c'est bien cela : des fils de bonne famille ont quitté leur foyer par confiance en moi et vivent sans foyer. Je les guide, je m'occupe d'eux, je les entraîne et cette foule adhère à mes vues.

— Pourtant, honorable Gotama, il est éprouvant de vivre constamment dans des habitats isolés au fond de forêts sauvages, pénible de rester dans la solitude, difficile de jouir de l'isolement ; c'est comme si la forêt rongeait le mental du moine qui n'a pas acquis la concentration.

— C'est bien cela, brahmane, c'est bien cela : il est éprouvant de vivre constamment dans des habitats isolés au fond de forêts sauvages, pénible de rester dans la solitude, difficile de jouir de l'isolement ; c'est comme si la forêt rongeait le mental du moine qui n'a pas acquis la concentration.

Moi aussi, brahmane, avant ma pleine réalisation, alors que je n'étais encore qu'un bodhisatta et non un parfait Bouddha, j'eus cette pensée : « Il est éprouvant de vivre constamment dans des habitats isolés au fond de forêts sauvages, pénible de rester dans la solitude, difficile de jouir de l'isolement ; c'est comme si la forêt rongeait le mental du moine qui n'a pas acquis la concentration. »

Mais, brahmane, j'eus alors la pensée suivante : « Il y a des ascètes et des brahmanes qui fréquentent assidûment des habitats isolés au fond des forêts sauvages sans avoir complètement épuré leur activité physique… leur activité verbale… leur activité mentale… leur mode de subsistance. Et à cause de ces défauts, de ces activités impures, ces ascètes et ces brahmanes n'ont pas la conscience tranquille et s'inventent des frayeurs inutiles. Mais moi je ne fréquente pas ces habitats isolés au fond de forêts sauvages sans avoir d'abord épuré mon activité physique… mon activité verbale… mon activité mentale… mon mode de subsistance. Je les ai totalement purifiées, je suis l'un de ces êtres nobles qui fréquentent les habitats isolés en ayant complètement purifié leurs activités physiques, verbales et mentales ainsi que leur mode de subsistance. » En contemplant en moi-même cette entière pureté de mes activités, j'acquis une plus grande sérénité pour demeurer dans la solitude.

Et, brahmane, j'eus aussi la pensée suivante : « Il y a des ascètes et des brahmanes qui fréquentent assidûment des habitats isolés au fond de forêts sauvages en ayant de la convoitise et un fort attachement aux plaisirs sensoriels. À cause de ces défauts, de cette convoitise et de ce fort attachement, ces ascètes et ces brahmanes n'ont pas l'esprit tranquille et s'inventent des frayeurs inutiles. Mais moi je ne fréquente pas ces habitats isolés en n'ayant de la convoitise ni un fort attachement aux plaisirs sensoriels, je n'ai plus aucune convoitise, je suis l'un de ces êtres nobles qui fréquentent ces habitats isolés sans avoir de convoitise. » En contemplant en moi-même cette absence de convoitise, j'acquis une plus grande sérénité pour demeurer dans la solitude.

Et, brahmane, j'eus aussi la pensée suivante : « Il y a des ascètes et des brahmanes qui fréquentent assidûment des habitats isolés au fond de forêts sauvages en ayant l'esprit corrompu et des intentions méchantes… en étant envahis par l'engourdissement et la torpeur… en étant agités sans que leur esprit ne s'apaise… en hésitant et en nourrissant des doutes… en se glorifiant eux-mêmes et en rabaissant les autres… en étant peureux et craintifs… en aspirant aux gains, aux honneurs et aux éloges… en étant toujours fatigués et en manquant d'énergie… en manquant de vigilance et de pleine conscience… en manquant de concentration, l'esprit erratique… en manquant de sagacité (pañña) et en étant stupides. Et à cause de ces défauts, ces ascètes et ces brahmanes n'ont pas l'esprit tranquille et s'inventent des frayeurs inutiles. Mais moi je ne fréquente pas les habitats isolés au fond de forêts sauvages en manquant de sagacité et en étant stupide, je suis l'un de ces êtres nobles qui fréquentent ces habitats avec sagacité. » En contemplant en moi-même la présence de la sagacité, j'acquis une plus grande sérénité pour demeurer dans la solitude.

Et, brahmane, j'eus aussi la pensée suivante : « Si je passais certaines nuits – les nuits remarquables, les nuits désignées, la quatorzième, la quinzième et la huitième de chaque quinzaine – dans des habitats effrayants comme les parcs sacrés, les bois sacrés, près des arbres sacrés, des lieux à faire se dresser les cheveux sur la tête, peut-être connaîtrais-je ces craintes et ces raisons d'avoir peur. »
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:53    Sujet du message: Le Refuge intérieur

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