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Bouddha Shakyamouni ... l'histoire en bref !

 
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Serge Z.
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû 2015 - 12:13    Sujet du message: Bouddha Shakyamouni ... l'histoire en bref ! Répondre en citant

Le Prince Gautama Siddhartha, qui devint le Bouddha Shakyamouni ou « Sage [du clan] des Shakya » à partir de son éveil, vécut entre le sixième et le cinquième siècle avant JC (il est estimé qu'il vécut de 563 à 483 avant JC), à une époque où le brahmanisme avait déjà été établi, le système des castes imposé avec succès et les mystiques appelés rishi ou « devins », s’étant adaptés à l’orthodoxie védique, avaient codifiés les premières Upanishads.
Il se produisit que, d’après une prédiction astrologique, ce membre princier de la caste des Kshatriya deviendrait un Chakravartin – un terme qui peut soit indiquer un monarque universel, ou un sage éveillé qui réintroduit dans le monde humain les doctrines et pratiques conduisant à l’éveil après que celles-ci aient été perdues. Comme son père, un roi, désirait qu’il devienne le premier de ceux-ci et en aucune façon le second, il fut élevé de façon que, selon la croyance de ses parents, il évite de réfléchir sur le sens de la vie ou se tourne vers une vie spirituelle : il fut saturé de plaisirs et écarté des épreuves de la vie. Néanmoins, malgré cela (ou peut-être d’une certaine manière précisémment à cause de cela), Gautama Siddhartha en vint à expérimenter un immense vide existentiel, un sentiment écrasant de passer à coté de l’essentiel. Et à l’opposé des espoirs les plus chers de son père, cette expérience du caractère de souffrance inhérent à la réalité humaine lui imposa de rechercher le sens de l’existence humaine, et la façon de mettre fin à celle-ci, non seulement pour lui-même, mais aussi pour les autres.
Cette recherche le conduisit à quitter son palais, abandonnant sa femme et son nouveau né, ses cinq cent consoeurs, sa vaisselle royale, ses choix luxurieux et la totalité des ses privilèges royaux, afin d’errer comme un mendiant ascétique à la recherche de précepteurs spirituels adéquates. Les deux gourous, parmi tout ceux qui offraient leurs services à cette époque en Inde, qu’il suivit, à cause de leur très hautes réalisations spirituelles, avec succès, entraient régulièrement dans les plus hauts états méditatifs produits et conditionnés (Pali, sankhata; Skt., samskrita; Tib., düje). Néanmoins, il ne fallut pas longtemps au royal ascétique pour comprendre que la libération qu’il recherchait ne pouvait être trouvée dans de tels exploits, parce que tout ce qui est conditionné et produit est impermanent et ainsi ne peut fournir une solution définitive au « problème de la vie », ni à lui-même ni au nombre incalculable d’êtres que sa compassion embrassait. Le futur Bouddha Shakyamouni devait trouver par lui-même une solution aussi définitive qui, comme il le découvrit rapidement, ne pouvait résider que dans l’incomposé, l’inconditionné et le non né (Pali, sankhata; Skt., samskrita; Tib., düje).
En fait, après de nombreuses vicissitudes, le prince mendiant s’assit sous l’arbre de la Bodhi et décida de ne pas se lever tant que l’Eveil ne lui soit venu. Il est dit que Mara, le démon, représentant le principe de la confusion et de la tromperie dans l’esprit humain, envoya ses filles (les apsara) pour le séduire, puis une horde de démons pour le terroriser, mais le futur Bouddha resta impassible. Quand les étoiles du matin apparurent, leurs présences éveillèrent Gautama Siddhartha de son absorption dans la vraie nature, de son être et de la réalité toute entière : il était devenu le Bouddha ou « l’Eveillé » de notre ère.
Au lieu de prétendre avoir découvert quelque chose d’inconnu jusque là, Shakyamouni dit qu’il avait trouvé la vérité « des rishi de l’antiquité » (c.à d. les devins qui, depuis les temps les plus anciens, pratiquaient la libération et la communion mystique). Néanmoins, afin d’éviter les déviations telles que cellles qu’il observa chez ses maîtres, le Bouddha se dissocia des dogmes védiques et enseigna une nouvelle doctrine qui rendait clair que tout ce qui était né ou produit était impermanent (Skt, anitya; Pali, aniccha) et qu’ainsi ces états produits, maintenant ou plus tard, se dissolveront et ainsi ne peuvent représenter une libération définitive : la libération définitive peut seulement résider dans le non né, incomposé, sans origine et inconditionné, qui seul n’est pas impermanent. Au concept vedic de l’atman (âme ou ego), il opposa le concept négatif d’anatman (Pali, anatta), niant ainsi une existence véritable, non seulement pour l’âme individuelle ou jivatman, mais aussi pour un quelconque Dieu ou substance universelle. En fait, l’explication des upanishads d’après lesquelles toutes les entités étaient comme des ustensiles faits d’argile, leur véritable nature étant l’argile commun à tous plutôt que la caractéristique propre à chacun, prétait trop facilement à prendre une pseudo réalité en tant qu’objet, puis de s’identifier à elle afin d’éffacer la dualité sujet-objet, dans la croyance que c’était le dévoilement direct de la réalité absolue (ce qui avait été l’erreur de ses professeurs, qui prennaient pour vérité absolue, le sommet de l’existence conditionné dans laquelle ils entraient régulièrement). De plus, dans l’ordre qu’il fonda, il admit les individus de toutes les castes et des deux genres, brisant les limitations védiques.

source anglaise : Alias Capriles
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La nature de la variété des phénomènes est non-duelle
Et pourtant chaque phénomène excède les limites de la pensée.
La condition authentique "telle quelle" ne devient pas un concept
Et pourtant elle se manifeste totalement par la forme, toujours bonne.
Puisque tout est déjà parfait, guéris de la maladie de l'effort
Et demeure naturellement dans l'autoperfection : c'est cela la contemplation.

- Les six vers de vajra -
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MessagePosté le: Jeu 13 Aoû 2015 - 12:13    Sujet du message: Publicité

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