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Inmo(恁麼), Ce Qui, (Le)Tel Quel, Telléité, (l')Ainsi, Ainsité

 
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Jinzû
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MessagePosté le: Mar 20 Sep 2016 - 17:58    Sujet du message: Inmo(恁麼), Ce Qui, (Le)Tel Quel, Telléité, (l')Ainsi, Ainsité Répondre en citant

shôtô-inmo-ji: ce juste moment tel quel


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Quelques traductions du chapitre: Inmo, Shôbôgenzô de maître Dôgen

http://zen-et-nous.1fr1.net/t536-immo-2464140636-telleite#35840
Citation:
par Yudo, maître zen

恁縻 IN-MO. Cela

Inmo est un mot chinois qui se traduit par "cela", "ça", ou "ce qui".
(...)
http://zen-et-nous.1fr1.net/t536-immo-2464140636-telleite#35840

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http://deuxversants.com/?page_id=314

Inmo
Ainsi, de Dogen

Maître Ungo Doyo (1), le successeur de Tozan (2), est le 39e descendant en droite ligne du Bouddha Shakyamuni et l’héritier de la lignée de Tozan. Il dit un jour à l’assemblée des moines : “Qui veut obtenir inmo (3) en tant qu’objet, doit déjà être inmo en tant que personne. Étant déjà inmo en tant que personne, pourquoi se soucier d’inmo en tant qu’objet?”

Autrement dit, vouloir obtenir inmo c’est forcément être déjà inmo en tant que personne. Celui qui est déjà inmo, pourquoi aurait-il à se préoccuper d’inmo en tant qu’objet. Le point essentiel, c’est que pour le moment l’accès direct à l’éveil suprême (bodhi) est appelé inmo. Cet éveil suprême, l’univers entier (les dix directions) n’en est qu’une infime partie et ne saurait le contenir. Dans l’univers entier, nous-mêmes sommes des ustensiles.
Comment savons-nous qu’il en est ainsi (inmo)? Nous savons qu’il en est ainsi (inmo) du seul fait que le corps et l’esprit apparaissent tous deux dans l’univers sans que l’un ou l’autre soit le moi. Pour commencer, le corps n’est pas moi. La vie est soumise au cours du temps sans qu’on puisse l’arrêter ne serait-ce qu’un instant. Où sont parties les joues rouges [de mon enfance]? Elles se sont évanouies sans laisser de trace. Lorsqu’on observe soigneusement, nombreuses sont les choses passées qu’on ne revoit jamais. L’esprit sincère [littéralement le coeur rouge] n’est non plus constant, il apparaît et disparaît au gré de l’instant. Bien que la sincérité existe, elle ne s’attarde guère dans le voisinage de l’ego.

Cela étant, il arrive que l’esprit d’éveil (hosshin) s’instaure spontanément. À ce moment-là, abandonnant ses anciennes affaires, on souhaite entendre ce qu’on n’a pas encore entendu et connaître l’expérience qu’on n’a pas encore connue. Cela ne provient pas de nous. Sachez qu’il en est ainsi (inmo) seulement parce que nous sommes déjà inmo en tant que personne. Comment savons-nous que nous sommes déjà inmo en tant que personne? Nous savons que nous sommes déjà inmo en tant que personne parce que nous aspirons à atteindre inmo en tant qu’objet. Ayant le visage d’inmo en tant que personne, nous n’avons pas à nous préoccuper d’inmo en tant qu’objet. La préoccupation étant elle-même inmo en tant qu’objet, il n’y a pas lieu de s’en préoccuper. On ne doit pas non plus s’étonner qu’inmo en tant qu’objet soit inmo. Quelle que soit notre surprise ou notre perplexité, cela aussi est inmo. Inmo est quelque chose dont on ne doit pas s’étonner. Ceci est au-delà du Bouddha, au-delà de l’esprit, au-delà de la Loi, au-delà de l’univers entier, on ne peut l’exprimer que par étant déjà inmo en tant que personne, pourquoi vous soucier d’inmo en tant qu’objet?

Donc, l’inmo du son et de la forme est inmo, l’inmo du corps et de l’esprit est inmo, l’inmo de tous les bouddhas est inmo. Par exemple, en comprenant ainsi que la chute à terre est ainsi, au moment ainsi de se relever inévitablement à terre, on ne s’étonne pas de la chute à terre. Depuis les temps anciens, depuis l’Inde et le monde céleste, il est dit ceci : Si quelqu’un tombe à terre, il se relève à terre ; il ne peut pas se relever ailleurs qu’à terre. Autrement dit, celui qui tombe sur le sol doit se relever du sol et s’il essaye de se relever loin du sol, il n’y parvient jamais. On en est venu à penser que ceci est l’occasion d’une grande illumination et de la réalisation de la voie du dépouillement du corps et de l’esprit. C’est pourquoi, si quelqu’un demande «quel est le principe de la voie de la réalisation des bouddhas?» on répond: «c’est comme quelqu’un qui tombe à terre et se relève à terre». Une fois cela compris, nous devons transcender le passé, transcender l’avenir, transcender le moment présent lui-même.

Être grandement illuminé, ne pas atteindre l’illumination, retourner dans l’illusion, sortir de l’illusion, stagner sur l’illumination, stagner sur l’illusion sont autant d’illustrations du principe selon lequel celui qui est tombé à terre se relève à terre. Cela englobe le ciel et la terre, l’Inde et la Chine (l’Est et l’Ouest), le passé, le présent et l’avenir, les anciens et les nouveaux bouddhas. Ces paroles ne laissent rien qui ne soit dit, rien qui puisse manquer.

Et pourtant si l’on comprend uniquement ainsi sans comprendre pas ainsi, c’est qu’on ne maîtrise pas bien leur sens. Même si la parole des anciens bouddhas a été transmise ainsi, quand un ancien bouddha l’écoute, son écoute va au-delà. Il est un autre principe qu’il faut exprimer, même s’il ne l’a jamais été ni en Inde ni au ciel. Et c’est que, si l’on est tombé sur le sol et qu’on essaye de se relever à partir du sol, on n’y arrivera jamais quel que soit le temps qu’on y passe. En vérité, c’est par un chemin vivant qu’on parvient à se relever. Autrement dit, si l’on tombe à terre on se relève obligatoirement à partir du ciel (la vacuité), et si l’on tombe dans le ciel (la vacuité), on se relève obligatoirement à partir de la terre. S’il n’en est pas ainsi, il est impossible de se relever. Tel a été le cas pour tous les bouddhas et les patriarches.

Si quelqu’un demandait ainsi « Quelle distance sépare le ciel de la terre? » Interrogé ainsi, je répondrais ainsi: 108000 ri séparent le ciel de la terre. Si l’on tombe à terre, on doit se relever à partir du ciel; si l’on essaye de se relever autrement qu’à partir du ciel, on n’y parviendra jamais. Si l’on tombe dans le ciel, on doit se relever à partir de la terre; si l’on essaye de se relever autrement qu’à partir de la terre, on n’y parviendra jamais. Faute de parler ainsi, on ne peut pas connaître la mesure de la terre et du ciel dont parle le Bouddha.

Le dix-septième patriarche était le vénérable Sanghanandi, auquel succéda Gayashata. Un jour, entendant le son d’une petite cloche suspendue à l’avant-toit agitée par le vent, Sanghanandi demanda à Gayashata Est-ce le vent qui sonne ou est-ce la cloche qui sonne? Gayashata répondit: Ce n’est ni le vent ni la cloche qui sonne, c’est l’esprit. Sanghanandi demanda alors: Et qu’est-ce donc que l’esprit? Gayashata répondit: C’est ce qui fait que les deux sont silencieux. Excellent! excellent! dit Sanghanandi, qui d’autre que vous pourrait me succéder? Pour finir, il lui transmit le Trésor de l’oeil de la vraie loi.

Ainsi, lorsque ce n’est pas le vent qui sonne, nous étudions c’est l’esprit qui sonne, et lorsque ce n’est pas la cloche qui sonne, nous étudions c’est l’esprit qui sonne. Et bien que l’esprit qui sonne soit ainsi, les deux sont silencieux. Transmis de l’Inde en Chine, des temps anciens jusqu’à nos jours, ce koan est devenu une référence pour l’étude de la Voie, mais beaucoup de gens en ont une compréhension erronée. Ils pensent que, lorsque Gayashata dit Ce n’est ni le vent qui sonne ni la cloche qui sonne, c’est l’esprit qui sonne, cela veut dire qu’au moment même où apparaît une pensée chez celui qui entend, cette apparition de pensée n’est autre que l’esprit; si cette pensée n’existait pas, comment l’esprit pourrait-il prendre acte du son? Parce que l’audition se fait grâce à cette pensée, on peut dire que l’esprit est le fondement du processus d’audition, et donc dire que c’est l’esprit qui sonne. Cette interprétation est erronée, et il en est ainsi parce qu’il lui manque la marque de l’influence d’un vrai maître. Cette interprétation est comme celle des philologues. Elle est très éloignée de l’étude de l’essence de la voie du Bouddha.

Dans l’enseignement des authentiques héritiers de la voie du Bouddha, en revanche, le Trésor de l’oeil de la vraie loi de l’éveil suprême est appelé silence (extinction), est appelé non-né, est appelé samadhi, est appelé dharani. Le principe est que, dès qu’une chose (dharma) est silencieuse, les myriades de choses sont silencieuses. Étant donné que le souffle du vent est silencieux, le tintement de la cloche est silencieux. Voilà pourquoi [Gayashata] dit les deux sont silencieux. Il dit que le son de l’esprit n’est pas le son du vent, le son de l’esprit n’est pas le son de la cloche, le son de l’esprit n’est pas le son de l’esprit. Si l’on étudie profondément ainsi, on peut simplement ajouter que le vent sonne, que la cloche sonne, que le souffle sonne et que le son sonne. S’il en est ainsi, ce n’est pas à cause de pourquoi se soucier d’inmo en tant qu’objet; il en est ainsi à cause de comment inmo en tant qu’objet pourrait-il être tributaire [de quoi que ce soit]?

Avant de se raser la tête, Eno (4), le 33ème successeur du Bouddha, vivait au temple Hossho, à Canton. Un jour deux moines étaient en discussion. L’un disait le drapeau bouge et l’autre le vent bouge. Comme ils ne cessaient de répéter ce dialogue, le patriarche dit Ce n’est ni le vent qui bouge ni le drapeau qui bouge, ce sont vos esprits qui bougent. Entendant cela, les deux moines acquiescèrent immédiatement.

Les deux moines venaient de l’Inde. Or donc les paroles du patriarche signifient que le vent, le drapeau et le mouvement, tout cela est l’esprit. Maintenant en vérité, les gens entendent ces mots du 6ème patriarche, mais ils ne les comprennent pas, et ils sont encore bien plus incapables de les exprimer. Pourquoi est-ce que je parle ainsi? Entendant les mots vos esprits bougent, dire que vos esprits bougent veut seulement dire vos esprits bougent, voilà qui n’est pas connaître le 6ème patriarche, voilà qui n’est pas hériter de l’enseignement du 6ème patriarche. Maintenant, en tant que descendant du 6ème patriarche, disant ce qu’a dit le 6ème patriarche et le disant avec le corps et les membres, les cheveux et la peau du 6ème patriarche, ainsi devons-nous parler: certes on peut dire vos esprits bougent, mais on peut aussi dire vous bougez. Pourquoi parle-t-on ainsi? Parce que ce qui bouge bouge et que vous êtes vous. On parle ainsi parce qu’on est inmo en tant que personne.

Le 6ème patriarche avait jadis été bûcheron dans la Chine du Sud. Il connaissait parfaitement les montagnes et les rivières. Ainsi, il travaillait sous les pins et tranchait les racines, mais comment aurait-il pu connaître les anciens enseignements qui illuminent l’esprit lorsqu’on reste tranquillement assis à la lumière d’une fenêtre? De qui aurait-il pu apprendre à balayer la neige ? Un jour, au marché, il entendit quelqu’un lire un sutra. Ce n’est ni quelque chose qu’il recherchait de lui-même ni quelque chose vers quoi on l’avait guidé. Ayant perdu son père quand il était enfant, il a pris soin de sa mère en grandissant, sans savoir que, dans la doublure de son vêtement, était cachée la perle qui illumine le ciel et la terre. Soudain illuminé [par les paroles du sutra], il quitte sa vieille mère et se met en quête d’un maître — un comportement qu’on rencontre rarement parmi les hommes. Qui ne se sent pas lié par l’amour et la gratitude? Accordant beaucoup de poids à la Loi et traitant ses sentiments à la légère, il les a rejetés. C’est le principe selon lequel lorsque des gens sages entendent, ils croient et comprennent sur le champ. Autrement dit, la sagesse ne s’acquière ni par soi-même ni auprès de quelqu’un d’autre; la sagesse est transmise à la sagesse, la sagesse cherche la sagesse.

Dans le cas des 500 chauves-souris, la sagesse consume naturellement leur chair, et elles n’ont plus ni corps ni esprit. Quant aux 10000 poissons (5), leurs corps sont la sagesse même, et c’est pourquoi, sans que les circonstances et les causes y soient pour rien, ils comprennent immédiatement lorsqu’ils entendent l’enseignement. Il n’y a ni venue ni allée; c’est comme l’esprit du printemps qui rencontre le printemps. La sagesse est au delà de la pensée et de la non-pensée, elle est au delà de la conscience et de la non-conscience. Elle est encore moins concernée par les notions de grand et de petit, d’illusion et de satori. Bref, le 6ème patriarche ignorait l’existence de la Loi du Bouddha et, n’en ayant jamais entendu parler, il ne la vénérait ni ne la recherchait, et pourtant, lorsqu’il entendit l’enseignement, il trancha l’amour et la gratitude et oublia son propre corps, ceci étant dû au fait que le corps et l’esprit des sages n’est plus le soi. C’est ce qu’on appelle croire et comprendre sur le champ.

Nul ne sait combien de cycles de naissances et de morts on passe à peiner en vain alors qu’on possède déjà cette sagesse. C’est comme une pierre contenant un joyau, le joyau ignorant qu’il est enveloppé par une pierre et la pierre ignorant qu’elle renferme un joyau. L’être humain averti de cela s’en empare sans que le joyau s’y attende ou que la pierre l’ait prévu; nul besoin de compréhension chez la pierre ou de pensée chez le joyau. Autrement dit, bien que l’homme et la sagesse ne se rencontrent ni ne se connaissent, la parole est immanquablement entendue par la sagesse.

Il est dit: Ceux qui n’ont pas de sagesse, plongés dans le doute et la perplexité, s’en privent à jamais. Bien que la sagesse ne soit pas tributaire de l’existence ou de la non-existence, on peut dire en même temps que les pins printaniers existent et que les chrysanthèmes automnaux n’existent pas. Lorsqu’il n’y a pas de sagesse, la sagesse suprême (sambodhi) devient doute, tous les phénomènes deviennent doute et il y a privation à jamais. Les mots qu’il faut entendre et la Loi qu’il faut réaliser sont alors doute.

Dans tout l’univers, qui est sans ego, il n’existe aucun endroit caché. C’est un rail en fer long de 10000 lieues qui n’est personne. Ceci étant, même si des branches apparaissent, dans les terres du Bouddha des dix directions, il n’y a pas d’autre enseignement que le véhicule unique. Ceci étant, même si les feuilles tombent, tous les phénomènes demeurent à leur place et les caractéristiques du monde sont permanentes. Parce que ceci est déjà inmo en tant qu’objet, avoir de la sagesse et ne pas en avoir sont le visage du soleil et le visage de la lune. Parce qu’il était inmo en tant que personne, le 6ème patriarche a réalisé l’éveil. Après quoi il est allé directement sur le mont Obai rendre hommage au maître zen Daiman [Konin] (6), qui l’envoya travailler à la cuisine. À peine avait-il passé huit mois à piler le riz nuit et jour que Daiman en personne entra en secret dans la cuisine à une heure avancée de la nuit. Le riz est-il décortiqué? demande-t-il. Le 6ème patriarche répond: il est décortiqué mais pas encore vanné. Daiman frappe trois fois le mortier avec son bâton, sur quoi le 6ème patriarche tamise trois fois le riz. À ce moment, dit-on, il y a coïncidence entre l’esprit du maître et celui du disciple. Bien qu’eux-mêmes ne le sachent pas et que les autres n’en soient pas avertis, c’est à ce moment précis qu’il y a transmission de la Loi et transmission de la robe.

Un jour Yakuzan demande à Sekito (7) Je connais assez bien l’enseignement des trois véhicules et des douze branches de la Loi (le canon bouddhique). Mais j’ai entendu dire que dans le sud on pointe directement vers l’esprit de l’homme, on voit sa nature propre et on devient Bouddha. Je ne comprends pas, et je vous supplie d’avoir la compassion de m’éclairer.

La question vient de Yakuzan, qui, ayant jadis été un érudit, a une bonne maîtrise du canon bouddhique. Il semble donc qu’il n’y a aucun enseignement du Bouddha qu’il n’ait pas encore clarifié. À cette époque, avant l’apparition des diverses sectes, la compréhension du canon bouddhique était considérée comme la finalité de l’étude de la Loi. De nos jours, bien des gens sont assez stupides pour poser leurs propres principes afin de promouvoir leur conception personnelle de la Loi du Bouddha; mais ce n’est pas conforme à la voie du Bouddha.

Sekito répond : Ainsi c’est insaisissable, pas ainsi c’est insaisissable. Ainsi ou pas ainsi, c’est complètement insaisissable Qu’est-ce que vous faites de cela? Telle est la réponse de Sekito à Yakusan. En vérité, du fait que ainsi ou pas ainsi c’est complètement insaisissable, il s’ensuit que ainsi c’est insaisissable, pas ainsi c’est insaisissable. Et on peut dire que ainsi est ainsi, qu’on s’attache aux mots ou qu’on ne s’attache pas aux mots. Il faut étudier inmo dans l’insaisissable et rechercher l’insaisissable dans inmo. C’est au delà du Bouddha, au delà de la compréhension, au delà de la réalisation.

Un jour, Daikan Eno dit à Nangaku (8) Ejo Quelque chose vient ainsi. Ces paroles veulent dire que inmo est non-doute, non-compréhension. Parce que quelque chose est cela, nous devons étudier toutes les choses comme étant quelque chose. Nous devons étudier chaque chose comme étant quelque chose. Quelque chose est au delà du doute; c’est ainsi venu.

Prononcé devant l’assemblée des moines au Kannon-dori-kosho-horin-ji le 20 mars 1242


Notes :
1. Ungo Doyo (ch. Yün-chü Tao-ying, mort en 901). Grand maître du chan.
2. Tozan Ryokai (ch. Tung-shan Liang-chieh, 807-869). Grand maître du chan, auteur de l’Hokyozanmai, considéré avec Sozan (Tsao-shan) comme le fondateur de l’école soto, dont Dogen descendait en droite ligne par l’intermédiaire de Tendo Nyojo (Tiantong Rujing).
3. Dans la langue courante, inmo veut dire « ainsi », « cela ». Sous la plume de Dogen le terme désigne « l’ainsité », « la talité », « leschoses telles qu’elles sont ».
4. Eno (ch. Hui-neg, 638-713). Le très célèbre 6ème patriarche, en qui toutes les écoles du chan se reconnaissent.

5. Références à des anecdotes édifiantes tirées de lalttérature bouddhique.
6. Konin (cg. Hung-jen, 601-674). Le cinquième patriarche chinois. C’est lui qui remit la transmission à Eno.
7. Yakusan Igen (ch. Yüeh-shan wei-yen, 745-828 ou 750-834). Grand maître du chan, disciple et successeur de Sekito Kisen (ch. Shgih-tou Hsi-chien, 700-790), l’auteur du Sandokai.
8. Nangaku (ch. Nanyue, 677-744). Disciple et successeur d’Eno (Hui-neng), maître de Baso (Ma-tsu). On le situe à l’origine de la lignée rinzai du chan.

http://deuxversants.com/?page_id=314
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shôtô-inmo-ji: ce juste moment tel quel

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MessagePosté le: Mar 20 Sep 2016 - 17:58    Sujet du message: Publicité

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